Déchets nucléaires: EDF défend ses provisions et la « prudence » de ses hypothèses

EDF a assuré mardi avoir pris les provisions financières nécessaires pour ses déchets nucléaires, soulignant notamment avoir par « prudence » envisagé que certaines matières que le groupe espère recycler à l’avenir puissent finalement ne pas l’être.

« C’est un système encadré de manière législative, réglementaire, avec aussi des contrôles à la fois internes à la gouvernance du groupe et externes », a souligné Sylvain Granger, directeur des projets déconstruction et déchets pour EDF, lors d’une conférence de presse téléphonique.

EDF a provisionné un peu moins de 41 milliards d’euros au total, dont environ 10,5 milliards pour la gestion future du combustible usé, 11 milliards pour la gestion des déchets et 19 milliards pour la déconstruction des centrales nucléaires.

Dans un rapport publié en juillet, la Cour des comptes avait noté les « limites » et l' »ambiguïté » de la classification des substances radioactives, que la réglementation française partage entre « déchets » et « matières » (substances pour lesquelles une utilisation ultérieure est envisagée). Greenpeace doit aussi prochainement publier un rapport critique.

Sont ainsi considérés comme matières valorisables le Mox usé et l’uranium de retraitement ré-enrichi (URE), dont la réutilisation est liée à l’hypothétique développement de réacteurs de 4e génération à protons rapides. Une perspective qui s’est éloignée avec l’abandon, au moins à moyen terme, du projet de réacteur prototype Astrid.

« Même si notre scénario industriel est de conserver ouverte la possibilité du multirecyclage, notamment dans les réacteurs de 4e génération, dans la mesure où cette filière industrielle n’existe pas aujourd’hui et de fait a une perspective retardée, ce que nous pratiquons déjà depuis de nombreuses années c’est une traduction financière prudente qui consiste à provisionner une solution de repli qui s’appuie uniquement sur les technologies aujourd’hui disponibles », a souligné Sylvain Granger.

« Le provisionnement, adossé sur des actifs dédiés, est effectif dans nos comptes », a-t-il détaillé: 1 milliard d’euros pour un entreposage de longue durée des MOX et URE usés, et 600 à 700 millions d’euros pour leur stockage définitif en couche géologique profonde (projet Cigeo).

EDF comptabilise aujourd’hui 3.000 tonnes de combustibles de MOX et URE usés, une quantité qui va naturellement s’accroître à l’avenir.
jmi/cho/tq/LyS

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